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la feuille de Rhubarbe n°10

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Viennent de paraître

 
degoutte

Chrisitian Degoutte, le Tour du lac

Un triptyque, une histoire.
Il y a l’homme, le narrateur, il y a Lili, femme aimée et perdue dès la première page, il y a l’enfant.
Et puis l’importun qui embarque le narrateur dans sa propre histoire, accapare l’attention, envahit l’espace et vole l’instant de recueillement, le tête-à-tête prévu. Très précisément comme l’a fait la maladie, suscitant un brouillard d’images, de gestes et de mots, ceux exprimés qui la circonstanciaient et tous ceux qui ont afflué dans la bouche close.
Trois histoires pour faire le tour du lac.
Couverture : © Nautiles et ammonites ; Catherine Chanteloube www.catherinechanteloube.fr  

 

 

9782374750385 - 62 pages - 8 euros

gg

Sylvie Durbec, Autobiographies de la faim

Tous nous rêvons que ce qui arrivera sera meilleur que ce qui est arrivé déjà.

Ces Autobiographies de la faim tentent de raconter une histoire, celle d’une famille entre Marseille et Tunis, au moment où la Mère, dans sa chambre de la maison de retraite, approche de sa fin.

Mais comme le chemin, ton histoire n’a pas de vraie fin.

Et l’auteure de confesser, se mettant à distance du tu : Ce que tu aimes par-dessus tout, ici, sous ce ciel vide, c’est divaguer. Des bribes de pays anciens te reviennent, et des mots, vieux de plusieurs siècles. Toi-même tu as mille ans et c’est très bien comme ça. Mais on te tire par le manteau. Il y a une tâche à accomplir. Sans retard.

Alors, la raconter, cette histoire, jusqu’au bout impossible, en reliant deux mots qui se confondent à l’oreille et s’opposent violemment : la faim des commencements et la fin des fins. Tout autant qu’une histoire de vies, de corps, un père mort d’avoir trop mangé, une mère qui ne peut plus rien avaler, une fille qui balance entre nourritures blanches et rouges et choisit le vide, c’est une histoire d’écriture, entre prose et poésie, de construction du récit autobiographique avec ces nécessaires mensonges à laquelle on assiste, épousant les mille manières et détours qui nous servent à échapper à notre tâche du jour : mettre le mot fin à l’histoire de la faim. Pour cela, on cheminera dans la forêt du texte et ses images, comme cette robe d’enfant habillant un panneau de circulation. En s’empêchant de penser aux loups qui rôdent.

9782374750392 ; 90 pages - 8,00 €

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Olivier Hervy, La chauve-souris se cogne un mètre avant le mur, et autres considérations

Il ne faut jamais mettre les publicités dans le recyclage sinon on continuera à en recevoir.
En quelque quatre cents brèves considérations, tour à tour caustiques ou tendres, intimes et universelles, l’auteur dresse le portrait d’un monde inconséquent mais plein de surprises et pour cela admirable : le nôtre.

Qu’on le dise aphoriste, poète, moraliste, fabuliste ou satiriste importe peu. Plus remarquable est qu’il ne s’épargne pas lui-même en décochant ses traits. Car voir les contradictions, les paradoxes, les illogismes de notre manière d’être au monde, ne protège nullement d’en être victime ou acteur à l’occasion. Tout juste la lucidité nous fera-t-elle, à l’image de la chauve-souris, nous cogner un mètre avant le mur de la réalité. La belle affaire. On s’y cognera bel et bien.

On ne tirera donc aucun profit de sagesse à lire ces considérations. En revanche, ayant éprouvé au radar de l’esprit la rugosité du crépi, on pourra toujours rire sous cape en attendant la suite.

 

9782374750408 ; 100 pages - 10,00 €

Michel Baglin, La Perte du réel, des écrans entre le monde et nous (essai)

Convoquant tour à tour Henri Laborit, Michel Serres, Milan Kundera et bien d’autres, Michel Baglin tente de comprendre dans cet essai, paru initialement en 1998 aux éditions N&B, ce qui a radicalement changé ces dernières décennies dans notre relation au monde, aux autres, au réel ; comment, insensiblement, nous perdons pied et nous égarons parmi les faux-semblants. Se faisant sociologue, urbaniste, sémiologue, économiste ou philosophe, c’est avant tout un regard de poète, encore et toujours, qu’il propose et c’est précisément pourquoi cet essai, réédité tel quel, n’a pas pris une ride depuis 20 ans. La poésie n’a pas d’âge.

photo de couverture de Guy Bernot,

9782374750347 - 202 pages, 14,00 euros

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Malek Alloula, L'écriveur, récit

Jeune adolescent à Oran, alors que les aspirations à l'indépendance agitent les consciences et ferment les lycées, le narrateur n'a d'autre choix que de seconder puis de remplacer son père dans son échoppe d'écrivain public. C'est là qu'écrivant des courriers normalisés pour des analphabètes à destination d'anonymes administrations, il apprend le métier. Mais pas uniquement, car en face de l'échoppe s'élève l'un des derniers caravansérails de la ville dont les habitantes ont d'inattendues occupations.

Avec une douce ironie et beaucoup d'empathie pour le "petit peuple" d'Oran, Malek Alloua nous livre un récit largement autobiographique - sans s'interdire les licences et détours par l'imagination - dont le véritable sujet est bien la naissance d'une vocation et une réflexion a posteriori sur le sens de cette activité, proprement vénale, dont il a fait sa vie, jusqu'à son décès à Berlin en résidence d'écriture en 2016.

 

 

 

9782374750316 - 12 euros

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Rainer Sievert, La Formule du bonheur (théâtre) coédition Auxerre-le Théâtre

Cette pièce qui sera prochainement à l’affiche du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, vous emmènera dans les Ardennes, sans sangliers mais avec des forgerons, chez les Borniquais et les Luminas en Charente sans pantoufles mais avec des cagouilles, sur l’île de Santa Catalina en Californie, sans églefins mais avec des aigrefins, et même dans les couloirs ministériels à Paris, sans ministre,... sans rien. Il y est question d’une forge qui va bien au début, leader mondial des pôles d’alternateurs (c’est pas rien), et qui finira pas aller très très mal. Quant à la formule du bonheur, on ne va pas tout vous dire non plus, hein...

On y broie du noir, on y voit rouge, on y rit jaune, ça tombe bien, Rainer Sievert, l’auteur, est d’origine allemande. Et tout ça pour 6 euros les 93 pages (c’est pas demain qu’un fonds de pension rachètera rhubarbe).

Né en République Fédérale d’Allemagne, formé à l’Ecole internationale de mimodrame de Paris sous la direction de Marcel Marceau et au Conservatoire National de Hanovre, Rainer Sievert vit depuis 30 ans en France.
Il initie des projets personnels autour d’un théâtre-mémoire comme base créative pour l’acteur. Son travail de recherche s’articule autour de ces deux questions : « Comment l’Histoire nous traverse-t-elle ? » et « Comment se relier au monde ? ».

9782374750361 - 6 euros

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Werner Lambersy, Maîtres et maisons de thé, suivi de (Poste restante), postfaces de Pierre Dhainaut et Jacques Lacarrière

Retour vers le futur ? La poésie, comme l’amour, se joue du temps qui passe. Alors, un poème d’amour...

Initialement paru au Cormier avec une préface de Pierre Dhainaut il y a près de quarante ans, réédité deux fois (Labor puis Hors Commerce), ce poème de l’initiation amoureuse compte parmi les œuvres majeures de Werner Lambersy qui est lui-même l’une des voix les plus profondes et originales de la poésie contemporaine. Plus que poème, Maîtres et maisons de thé est une « cosmogonie » selon le mot de Jacques Lacarrière dans sa préface à la 3e édition, « où l’invité, au terme de ce transit des corps et des cœurs devient un Transi d’amour (...) qui pourra percevoir, à la fois sublime et narquois, le clin d’œil de l’éternité »
Bien sûr, remarque Pierre Dhainaut, « comment ne pas songer au Tao, au Zen surtout ? A la cérémonie du thé, au rituel des bouquets, des jardins et du tir à l’arc. Mais ce que l’Orient nous suggère, nous aurions tendance à en tirer un savoir pour l’illustrer. A quoi bon ? Le savoir alourdit, qui nous oblige à choisir l’idée, l’ombre, aux dépens du réel, la fraîcheur, la clarté. » C’est cette fraîcheur, cette clarté sans âge que Rhubarbe est très heureux de rendre à nouveau accessible aux lecteurs, ce chemin amoureux qu’il importe, aujourd’hui tout autant qu’hier, de parcourir avec la joie confiante que confère l’essentiel.   

9782374750330, 166 pages, 15,00 euros, couverture : Porte qui bat par Serge Marlin
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Erik Poulet-Reney, Fleurs de peau, poésie ; préface de Sylvie Germain, encres de Judith Wolfe

La peau des mots, des corps, la peau des choses et leurs saveurs, la peau du ciel, de la lumière autant que de l’ombre, la peau du temps, du monde, Erik Poulet-Reney les caresse en douceur et patience, dans un étonnement toujours renouvelé, un désir toujours renaissant …./… L’ailleurs est ici, intensément ici et maintenant dans la simplicité des choses, dans le nu du temps, de l’attente, du désir. Ouvrir le recueil Fleurs de Peau, en lire lentement les poèmes « comme on apprivoise avec la langue un thé aux épices », c’est se donner la chance de bondir au cœur toujours mouvant de cet ailleurs.

Sylvie GERMAIN

 

 

9782374750354 - 12,00 euros

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Michel Baglin, L'Alcool des vents, poésie

D'abord paru au Cherche midi, vite épuisé, ce recueil a été réédité par Rhubarbe en 2010, et était épuisé aussi. Le revoilà sous une maquette renouvelée, mais avec des poèmes toujours aussi essentiels pour dire combien la vie est belle, jusque dans ses manifestations les plus humbles. Un chant d'action de grâce profane.

 

 

 

9782374750354, 106 pages, 12 euros

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Marcelline Roux, Vita Nova solo, carnet d'une traversée

Aucune vie n’est à l’abri d’un séisme intime. Les manières d’y faire face sont multiples. La narratrice de Vita Nova solo a choisi un outil singulier. À coups de notations brèves, elle met à nu un territoire qu’il convient d’explorer si l’on espère se reconstruire.
Détails piquants du quotidien ou plongée intérieure, le ton n’est pas dénué de férocité. La lucidité s’exerce et le « je » n’est pas à l’abri de l’autodérision.
L’épreuve relatée est douloureuse. Elle tient du deuil. Elle met l’être profond en péril, menace de le disloquer. Le vertige, le désespoir affleurent, mais sans jamais le moindre pathos. Les encres de Jean-Gilles Badaire ont capté ce vacillement, et ses figures disent le ravage entre les lignes. Celui qui restera tu.
La solitude s’apprend. Il arrive même qu’elle se savoure. L’expérience est universelle. Qu’importe que l’on soit homme ou femme. Ce trajet vers une réappropriation de soi, vers une acceptation des tempêtes et métamorphoses liées au vivant, Marcelline Roux en rend compte avec énergie. Parfois même, en dépit de la douleur, avec une pointe d’allégresse réjouissante !

Françoise Ascal, extrait de la préface

124 pages - encres de Jean-Gilles Badaire - 12,00 euros

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à paraître

 

   
 

Michel Baglin, Les mots nous manquent

 

Michel Host, L'Etrécrivain

 

 

 

Adeline Baldacchino, Le chat qui aimait la nuit, 13 contes cruels et doux (Illustrations de Gaël Cuin)

 

 
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Dernière modification : 31 août, 2019