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la feuille de Rhubarbe n°10

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Pour commander nos livres : 1. dans toutes les librairies de France et ailleurs 2. La Librairie Justicia, 362ter, rue de Vaugirard 75015 Paris, dispose de la totalité du catalogue Rhubarbe et fait office de comptoir de distribution pour ses confrères libraires parisiens et Ile de France ; 3 via paypal sur la page de l'ouvrage souhaité ; 4. en complétant le bon de commande et en nous le renvoyant accompagné d'un chèque du montant correspondant

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Rainer Sievert, La Formule du bonheur (théâtre) coédition Auxerre-le Théâtre

Cette pièce qui sera prochainement à l’affiche du Théâtre du Soleil d’Ariane Mnouchkine, vous emmènera dans les Ardennes, sans sangliers mais avec des forgerons, chez les Borniquais et les Luminas en Charente sans pantoufles mais avec des cagouilles, sur l’île de Santa Catalina en Californie, sans églefins mais avec des aigrefins, et même dans les couloirs ministériels à Paris, sans ministre,... sans rien. Il y est question d’une forge qui va bien au début, leader mondial des pôles d’alternateurs (c’est pas rien), et qui finira pas aller très très mal. Quant à la formule du bonheur, on ne va pas tout vous dire non plus, hein...

On y broie du noir, on y voit rouge, on y rit jaune, ça tombe bien, Rainer Sievert, l’auteur, est d’origine allemande. Et tout ça pour 6 euros les 93 pages (c’est pas demain qu’un fonds de pension rachètera rhubarbe).

Né en République Fédérale d’Allemagne, formé à l’Ecole internationale de mimodrame de Paris sous la direction de Marcel Marceau et au Conservatoire National de Hanovre, Rainer Sievert vit depuis 30 ans en France.
Il initie des projets personnels autour d’un théâtre-mémoire comme base créative pour l’acteur. Son travail de recherche s’articule autour de ces deux questions : « Comment l’Histoire nous traverse-t-elle ? » et « Comment se relier au monde ? ».

9782374750361 - 6 euros

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Werner Lambersy, Maîtres et maisons de thé, suivi de (Poste restante), postfaces de Pierre Dhainaut et Jacques Lacarrière

Retour vers le futur ? La poésie, comme l’amour, se joue du temps qui passe. Alors, un poème d’amour...

Initialement paru au Cormier avec une préface de Pierre Dhainaut il y a près de quarante ans, réédité deux fois (Labor puis Hors Commerce), ce poème de l’initiation amoureuse compte parmi les œuvres majeures de Werner Lambersy qui est lui-même l’une des voix les plus profondes et originales de la poésie contemporaine. Plus que poème, Maîtres et maisons de thé est une « cosmogonie » selon le mot de Jacques Lacarrière dans sa préface à la 3e édition, « où l’invité, au terme de ce transit des corps et des cœurs devient un Transi d’amour (...) qui pourra percevoir, à la fois sublime et narquois, le clin d’œil de l’éternité »
Bien sûr, remarque Pierre Dhainaut, « comment ne pas songer au Tao, au Zen surtout ? A la cérémonie du thé, au rituel des bouquets, des jardins et du tir à l’arc. Mais ce que l’Orient nous suggère, nous aurions tendance à en tirer un savoir pour l’illustrer. A quoi bon ? Le savoir alourdit, qui nous oblige à choisir l’idée, l’ombre, aux dépens du réel, la fraîcheur, la clarté. » C’est cette fraîcheur, cette clarté sans âge que Rhubarbe est très heureux de rendre à nouveau accessible aux lecteurs, ce chemin amoureux qu’il importe, aujourd’hui tout autant qu’hier, de parcourir avec la joie confiante que confère l’essentiel.   

9782374750330, 166 pages, 15,00 euros, couverture : Porte qui bat par Serge Marlin
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Erik Poulet-Reney, Fleurs de peau, poésie ; préface de Sylvie Germain, encres de Judith Wolfe

La peau des mots, des corps, la peau des choses et leurs saveurs, la peau du ciel, de la lumière autant que de l’ombre, la peau du temps, du monde, Erik Poulet-Reney les caresse en douceur et patience, dans un étonnement toujours renouvelé, un désir toujours renaissant …./… L’ailleurs est ici, intensément ici et maintenant dans la simplicité des choses, dans le nu du temps, de l’attente, du désir. Ouvrir le recueil Fleurs de Peau, en lire lentement les poèmes « comme on apprivoise avec la langue un thé aux épices », c’est se donner la chance de bondir au cœur toujours mouvant de cet ailleurs.

Sylvie GERMAIN

 

 

9782374750354 - 12,00 euros

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Michel Baglin, L'Alcool des vents, poésie

D'abord paru au Cherche midi, vite épuisé, ce recueil a été réédité par Rhubarbe en 2010, et était épuisé aussi. Le revoilà sous une maquette renouvelée, mais avec des poèmes toujours aussi essentiels pour dire combien la vie est belle, jusque dans ses manifestations les plus humbles. Un chant d'action de grâce profane.

 

 

 

9782374750354, 106 pages, 12 euros

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Dominque Cornet, Mains Gauches, nouvelles, illustration de couverture : Vertige, calligraphie d'Aline Cordier

Une mère divorcée vit sa semaine sans. Des parents âgés apprennent par le téléphone ce qui est arrivé à leur fils. Un homme sort de prison, peine purgée mais jamais expurgée. Un enseignant est arrêté en plein cours. Deux amis de toujours se brouillent pour une broutille. Une rue dans une bourgade porte un nom inconnu... Les histoires que nous raconte ici Dominique Cornet avec beaucoup de sensibilité et de pudeur parlent de l’éloignement, de l’effacement progressif, du silence qui frappe des personnages nés sous une mauvaise étoile, ballottés par le destin, travaillés par un obscur sentiment de culpabilité qui, même infondé, leur interdit désormais le commerce des hommes. Quand tous les coups sont contraires, la tendresse d’une logeuse, l’amitié silencieuse d’un marin, l’amour qui unit un couple paraissent bien dérisoires. Au moins existent-ils, pâle lumière pour continuer de croire en la bonté.

Après Mue, paru à Rhubarbe en 2017, Dominique Cornet poursuit sa chronique douce-amère des gens ordinaires.

 

 

9782374750323 - 13 euros

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Jean-Paul Rousseau, Ça a l'air vrai (nouvelles)

La galerie de portraits que brosse ici avec une tendre férocité Jean-Paul Rousseau fleure bon un monde pas tout à fait disparu mais en voie d’effacement : institutrice professeure des écoles, ivrogne personne souffrant d'une sévère addiction à l'alcool, écrivaillon auteur de la petite édition indépendante, cabotine dynamique vecteur de revitalisation du tissu socioculturel de la communauté de communes, sont autant de héros malgré eux, tout à la fois ridicules et attendrissants, pris dans les remous des grands sentiments et des petits arrangements. Ici et là, des récits plus graves joignent les deux bouts des débuts et des fins, entre lesquels la comédie se joue.
Le titre de ce recueil aurait pu être «Histoires banales» mais il n’y a rien de moins banal que la vie, que l’infinie diversité de destins particuliers qui, s’ils ne sont pas vrais au sens documentaire du terme, ont furieusement l’air de l’être.

 

9782374750309 ; 154 pages ; 12,00 euros

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Marcelline Roux, Vita Nova solo, carnet d'une traversée

Aucune vie n’est à l’abri d’un séisme intime. Les manières d’y faire face sont multiples. La narratrice de Vita Nova solo a choisi un outil singulier. À coups de notations brèves, elle met à nu un territoire qu’il convient d’explorer si l’on espère se reconstruire.
Détails piquants du quotidien ou plongée intérieure, le ton n’est pas dénué de férocité. La lucidité s’exerce et le « je » n’est pas à l’abri de l’autodérision.
L’épreuve relatée est douloureuse. Elle tient du deuil. Elle met l’être profond en péril, menace de le disloquer. Le vertige, le désespoir affleurent, mais sans jamais le moindre pathos. Les encres de Jean-Gilles Badaire ont capté ce vacillement, et ses figures disent le ravage entre les lignes. Celui qui restera tu.
La solitude s’apprend. Il arrive même qu’elle se savoure. L’expérience est universelle. Qu’importe que l’on soit homme ou femme. Ce trajet vers une réappropriation de soi, vers une acceptation des tempêtes et métamorphoses liées au vivant, Marcelline Roux en rend compte avec énergie. Parfois même, en dépit de la douleur, avec une pointe d’allégresse réjouissante !

Françoise Ascal, extrait de la préface

124 pages - encres de Jean-Gilles Badaire - 12,00 euros

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Jacques-François Piquet, L'épreuve du temps (journal presque vrai d'une renaissance)

Au premier jour du printemps 2015, j’ai pendu les treize livres que j’avais écrits aux branches hautes d’un vieux tilleul, puis entrepris de tenir le journal de leur dégradation comme je l’aurais fait de mon propre vieillissement. Pour illusoire et dérisoire qu’elle fût, cette décision répondait tout à la fois au besoin de me défaire d’un passé qui me pesait et d’un rôle, celui d’écrivain, que je ne voulais plus assumer. J’avais juste sous-estimé combien cette installation, sous la forme concrète d’un mobile, me procurerait un réel plaisir visuel ; sous-estimé aussi le bonheur retrouvé d’écrire un journal après plusieurs mois de repli. Dois-je en déduire alors que je me suis trompé lorsque j’écrivais en septembre dernier que la tenue de ce journal était manière douce d’en finir avec l’écriture, de me retrouver avant silence ? Trop tôt pour répondre, attendre d’abord que mes livres en aient fini de tourner girouettes à tous les vents et cèdent à l’épreuve du temps, s’effacent, s’effritent, puis se fondent à la terre humide…

 

 

230 pages, EAN : 9782374750279 ; 14,00 €

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Joelle Cuvilliez, Il faut laisser Lucie faire (nouvelles)

Avec un humour ravageur ici, une délicatesse toute en retenue là, Joëlle Cuvilliez observe le monde tel qu’il déraille, plus particulièrement celui que les hommes ont bâti à grand renfort de dogmes, religieux ou économiques, ou simplement par la force de l’habitude, des traditions, pour bâillonner, humilier et exploiter les femmes. Si le constat est parfois cruel dans sa triste banalité, telle cette épouse trompée qui paiera cher les infidélités de son mari, il arrive aussi que les femmes inversent les rôles, et trois salauds presque ordinaires en feront les frais pour notre plus grande joie. Ailleurs, ce sont des enfants, des ados de banlieue sans repères, des marginaux, des pas beaux, des pas riches, des rescapés de l’horreur qui tombent dans une autre, plus insidieuse, mais qui broie aussi ceux qu’elle frappe. Et quand la bêtise prend l’ascendant, les femmes ne sont pas en reste, telle cette touriste qui danse sans savoir le mal qu’elle fait. Alors, l’enfer est-il sur terre et faut-il se résoudre à laisser Lucie faire ? Quelques éclaircies, heureusement, trouent la grisaille, l’amour s’échappe des baraquements des casernes, un premier baiser innocent sur une place de village sauve le monde. A moins, bien sûr, que la malchance s’en mêle et que la porte se referme sur le bonheur entraperçu.

 

9782374750286, 134 pages, 12 euros

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à paraître

Jean-Pierre Cannet, Emmanuelle Favier, Sylvie Durbec, Christian Degoutte, Michel Host, Olivier Hervy, etc.


Malek Alloula, L'écriveur, récit

Jeune adolescent à Oran, alors que les aspirations à l'indépendance agitent les consciences et ferment les lycées, le narrateur n'a d'autre choix que de seconder puis de remplacer son père dans son échoppe d'écrivain public. C'est là qu'écrivant des courriers normalisés pour des analphabètes à destination d'anonymes administrations, il apprend le métier. Mais pas uniquement, car en face de l'échoppe s'élève l'un des derniers caravansérails de la ville dont les habitantes ont d'inattendues occupations.

Avec une douce ironie et beaucoup d'empathie pour le "petit peuple" d'Oran, Malek Alloua nous livre un récit largement autobiographique - sans s'interdire les licences et détours par l'imagination - dont le véritable sujet est bien la naissance d'une vocation et une réflexion a posteriori sur le sens de cette activité, proprement vénale, dont il a fait sa vie, jusqu'à son décès à Berlin en résidence d'écriture en 2016.

 

 

 

9782374750316 - 12 euros


 

 

 

 

 

 
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Dernière modification : 15 mai, 2019