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éditions Rhubarbe : 10, rue des Cassoirs- 89000 Auxerre

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Joelle Cuvilliez, Il faut laisser Lucie faire (nouvelles)

Avec un humour ravageur ici, une délicatesse toute en retenue là, Joëlle Cuvilliez observe le monde tel qu’il déraille, plus particulièrement celui que les hommes ont bâti à grand renfort de dogmes, religieux ou économiques, ou simplement par la force de l’habitude, des traditions, pour bâillonner, humilier et exploiter les femmes. Si le constat est parfois cruel dans sa triste banalité, telle cette épouse trompée qui paiera cher les infidélités de son mari, il arrive aussi que les femmes inversent les rôles, et trois salauds presque ordinaires en feront les frais pour notre plus grande joie. Ailleurs, ce sont des enfants, des ados de banlieue sans repères, des marginaux, des pas beaux, des pas riches, des rescapés de l’horreur qui tombent dans une autre, plus insidieuse, mais qui broie aussi ceux qu’elle frappe. Et quand la bêtise prend l’ascendant, les femmes ne sont pas en reste, telle cette touriste qui danse sans savoir le mal qu’elle fait. Alors, l’enfer est-il sur terre et faut-il se résoudre à laisser Lucie faire ? Quelques éclaircies, heureusement, trouent la grisaille, l’amour s’échappe des baraquements des casernes, un premier baiser innocent sur une place de village sauve le monde. A moins, bien sûr, que la malchance s’en mêle et que la porte se referme sur le bonheur entraperçu.

 

9782374750286, 134 pages, 12 euros

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Claude Pujade-Renaud / Daniel Zimmermann, 3 chats, 2 écrivains (journal)

Durant un quart de siècle, les écrivains Claude Pujade-Renaud et Daniel Zimmermann ont vécu ensemble et ont écrit, souvent côte à côte, parfois ensemble : ce dont témoigne leur livre Les Ecritures mêlées (Julliard, 1995). Parallèlement, ils ont tenu un « journal de bord » qu’ils se sont amusés à dénommer « cahier de virginités ». Le titre et l’idée en reviennent à Daniel Zimmermann : il s’était aperçu que, depuis sa rencontre avec Claude,  il avait passé une année sans relire LesTrois mousquetaires d’Alexandre Dumas, son auteur de prédilection : ce qui ne lui était jamais arrivé. Un peu comme un jeu, Claude et Daniel ont noté régulièrement des faits qui pouvaient constituer des événements neufs, inédits, une « virginité », pour chacun d’eux ou pour leur vie de couple. En parallèle, ils ont tenu des « cahiers de rêves » dans lesquels chacun dictait à l’autre ses rêves nocturnes. 
Ce journal à quatre mains comporte près de quinze cents pages manuscrites. En voici quelques extraits.

Claude Pujade-Renaud

 

306 pages - 9782374750262 - 14 euros

Jacques Morin, Quelques éditos un peu rigolos ou pas trop sur cent numéros

Il s’est lancé, sans bien savoir ce qu’il faisait ni où il allait. Chaque numéro bouclé appelait le suivant. Le nez dans le guidon poétique, il avalait les kilomètres de ronéo et gravissait les cols. Il s’empêchait de trop y penser, parce que la théorie, c’est pas son truc, et que ça distrait de l’effort à fournir. Sauf le soir à l’étape, le numéro presque terminé, quand ne restait plus qu’à pondre un édito.

L’édito pour un revuiste, c’est ce rare espace où il peut laisser libre cours à sa fantaisie, dire ses doutes et ses enthousiasmes, jeter un regard au chemin parcouru et à celui qui se présentera demain. Il ne faut pas trop s’étendre mais enfin, dans un numéro tout entier consacré aux mots des autres, l’édito pour un revuiste, c’est le café brûlant siroté en tenant le quart métallique du bout des doigts, quand il se demande pourquoi il fait tout ça. Et c’est tout un art poétique, modeste et éphémère mais précieux, qui part alors en fumée.

Les cent premiers numéros de la revue de poésie Décharge se présentaient sous une très reconnaissable couverture en papier kraft, gage d’un arte povera pleinement revendiqué. On lira ou relira avec bonheur quelques-uns des éditos de Jacmo qui ont ponctué l’aventure.

 

(Collection "A part", 9782374750255 ; 28 pages, 3 €)

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Franck Achard, De l'envol des baleines (poésie)

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72 p. ; couverure : Pauline Hegaret ; 9,00€

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Katherine L. Battaiellie, Récit (petites proses)

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58 p. couverture : Colette Reydet ; 8,00 €

Adeline Baldacchino, 13 poèmes composés le matin (pour traverser l'hiver) (poésie)

Il y a des hivers de l’âme et des brumes sans répit, des ombres qui passent entre le temps qui nous reste et la joie qui nous échappe.

Il y a des hivers de l’âme où tout croule dans le grand froid qui s’empare de nos rêves.

Il y a des hivers de l’âme et des petits matins sans fond qu’on traverse à coups de rames et les mots se muent en avirons de fortune, en barcasses pour Prométhée – le feu qu’on vole, le foie qu’on nous dévore, les grands vautours noirs qui tournent et puis nous qui construisons des nids pour nos mirages.

9782374750194 ; 67 pages couverture : "Tournant de l'hiver", Gérard Titus-Carmel (c) ADAPGP ; 8,00 euros

 

Marcelline Roux, Celles qui regardent, carnet des maisons (récit)

Tellement plus rassurant d’être deux autour du carnet, comme pour s’occuper d’une maison. J’ouvre mes pages à une femme peintre. Être deux bâtisseuses de feuillets, quand ce sont les hommes qui d’habitude creusent les fondations, deux maîtresses d’œuvres, ensemble dès la naissance de l’édifice, de cette œuvre à élever pierre après pierre. Deux femmes autour de ce qui n’existe pas encore.
Un trait noir, des espaces blancs : tout se tisse dans cette exploration où la couleur n’a pas encore sa place. (...) J’ai envie de visiter toutes les pièces de ces maisons gravées, voir les volumes, sans m’attacher aux origines, aux vies abandonnées, aux objets accumulés trahissant les hommes englués, renonçant, immobilisés par les peurs et les fausses compensations

Un journal de bord à quatre mains, tenu à l’occasion d’une recherche de nouvelle maison à habiter, faisant ainsi état des visites infructueuses, des faux espoirs. Mais bien plus est en jeu. Choisir une maison, anticiper la répartition et l’aménagement des pièces, c’est se rêver autre. C’est accepter de perdre, aussi.

9782374750200 ; 58 pages, illustrations couverture et intérieur (gravures) de francepol ; 9,00 euros

René Pons, Carnet du désert (fragments)

L’écriture fragmentaire, apparent chaos du coup par coup, place laissée au hasard, serait-elle la mieux à même de faire sentir les bas-fonds d’un esprit ? Infiniment mieux qu’un discours architecturé prétendant à l’analyse ? N’est-elle pas celle, grâce aux blancs qu’elle ménage, la plus apte à laisser le temps au lecteur, pour peu qu’il oublie ses habitudes de lecture cursive toute tendue vers un dénouement — ici on ne dénoue rien, ce serait plutôt l’inverse — de se recueillir, plutôt que de s’oublier ?

9782374750217 ; 200 pages ; 13,00 euros

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Catriona Morrison, I kiss you ou l'hétéroglossie du bilinguisme (théâtre)

Ce monologue pour la scène pourrait bien tromper son monde. Car il y a deux femmes dans celle qui parle : l'une anglaise, ou plutôt écossaise, l'autre française. Et il n'est pas si facile de se parler, de se comprendre, de s'amuser ou de frémir des mêmes choses, selon que les mots, les expressions, qui vous viennent aux lèvres sont en anglais ou en français. Alors il arrive qu'on s'étonne de soi-même, et même qu'on en vienne aux mains pour vider la querelle. Avec humour, l'auteure bat en brèche l'idée que le bilinguisme serait une chance. Mais faut-il la croire quand elle prétend que c'est une maladie ? Après tout, c'est du théâtre.

 

EAN 9782374750156 ; 50 p. ; 5,50 €

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Marché de la poésie Place St Sulpice à Paris du 6 au 10 juin : retrouvez les auteurs et les livres de Rhubarbe sur la place au stand 115. Dédicaces de Catriona Morrison, Joëlle Cuvilliez, Marilyse Leroux, Franck Achard, Marcelline Roux... et d'autres, au gré des déambulations.

Marché des éditeurs à Dijon, Place du Bareuzé, dans le cadre du festival Clameur(s) le samedi 16 juin, avec Marcelline Roux (l'après-midi)

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à paraître

Jean-Pierre Cannet, Malek Alloula, Erik Poulet-Reney, Jean-Paul Rousseau, etc.


Jacques-François Piquet, L'épreuve du temps (journal imaginaire)

Au premier jour du printemps 2015, j’ai pendu les treize livres que j’avais écrits aux branches hautes d’un vieux tilleul, puis entrepris de tenir le journal de leur dégradation comme je l’aurais fait de mon propre vieillissement. Pour illusoire et dérisoire qu’elle fût, cette décision répondait tout à la fois au besoin de me défaire d’un passé qui me pesait et d’un rôle, celui d’écrivain, que je ne voulais plus assumer. J’avais juste sous-estimé combien cette installation, sous la forme concrète d’un mobile, me procurerait un réel plaisir visuel ; sous-estimé aussi le bonheur retrouvé d’écrire un journal après plusieurs mois de repli. Dois-je en déduire alors que je me suis trompé lorsque j’écrivais en septembre dernier que la tenue de ce journal était manière douce d’en finir avec l’écriture, de me retrouver avant silence ? Trop tôt pour répondre, attendre d’abord que mes livres en aient fini de tourner girouettes à tous les vents et cèdent à l’épreuve du temps, s’effacent, s’effritent, puis se fondent à la terre humide…

 

 

230 pages, EAN : 9782374750279 ; 14,00 €

   

 

 
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Dernière modification : 22 mai, 2018