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362 ter, rue de Vaugirard - 75015 Paris / Tél. : 33 1 48 56 89 89  /  Fax : 33 1 48 56 16 69 / mail librairie.justicia@gmail.com

La librairie dispose de la totalité du catalogue Rhubarbe

 

 

Viennent de paraître

 
po

Emmanuelle Le Cam, Parcours d'ombre (poésie)

Elle exige ! c’est l’écriture et elle demande nourriture
je la suis bien volontiers, m’arrachant un bras, une bouche
sans sourire. la vermine fera le ménage. l’écriture aura son
content.

Couverture © peinture de Frédérique Fourquet

 

9782374750569 ; 130 pages, 13,00 €

oce

Jean-Claude Martin, Orphée cours élémentaire et autres histoires (nouvelles à jouer)

Souvent glaçantes, ces nouvelles dialoguées mettent en scène des duos qui ne parlent plus le même langage. Un grand-père et son fils, une mère et sa fille, deux amis, des couples souvent, que la proximité de la mort rend étrangers, enferme en eux-mêmes, englués dans un discours parfois absurde. Ou alors c’est le temps qui a passé, qui a creusé un vide que les mots échoueront à combler, donnant tout juste l’illusion de frêles passerelles que le premier coup de vent disperse. Jean-Claude Martin, poète et dramaturge, maîtrise à la perfection le pouvoir des mots, surtout quand, ne disant plus rien, ils disent l’essentiel.

illustrations de couverture et intérieures : Colette Reydet

9782374750552, 96 pages ; 10,00 €

mtdm

Isabelle Minière, Mon tour du monde (poésie)

Avec la cruelle naïveté des comptines, Isabelle Minière dit les tempêtes intimes qui agitent nos existences, mais aussi la douceur des mains, la persistance des voix disparues, arcs-en-ciel fragiles au coeur de l'orage; et même, d'improbables trouées de soleils rieurs, qui donnent à ce Tour du monde son charme étrange. Celui de la poésie.

 

photographie de couverture : Bertrand Runtz

 

 

9782374750545 - 10,00 €

Jean Ilnicka, La vie de Jean

le Théâtre scène conventionnée d’Auxerre et les éditions Rhubarbe vous proposent un extraordinaire témoignage aux couleurs sépia en compagnie de Jean Ilnicka qui fut le gardien, technicien, homme-à-tout-faire du Théâtre municipal de 1954 à 1989. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il en a fréquenté des célébrités, de Luis Mariano à Tino Rossi, d’Alice Sapritch à Francis Blanche, de Jacques Brel à Trust, distillant avec ses mots, parfois naïfs parfois mordants, ses confidences sur les travers des uns, les beaux gestes des autres, qui feront le bonheur des amateurs.
En presque 40 ans, le concierge du théâtre a vu passer l’histoire de France : une pièce montée par et pour les rapatriés d’Algérie, les troubles jusque dans sa bonne ville d’Auxerre et SON théâtre de l’affaire Ben Barka, plus tard de mai 68. Plus tard encore, ce sera François Mitterrand en personne, venu promouvoir au théâtre le candidat du Parti avant de revenir en tant que Président de la république. Tout ça vécu et raconté depuis sa loge de concierge.
Mais un théâtre en ces années-là c’est aussi et surtout des dizaines d’acteurs locaux, des maires, de Jean Moreau à Jean-Pierre Soisson, des directeurs qui se succèdent depuis Monsieur Beghin, directeur à mi-temps et chef d’orchestre à l’occasion, des associations, des ateliers, des troupes locales, des chorales, des classes de danse, et même un maître d’escrime !
Et bien sûr, il y a les hommes de l’ombre comme Monsieur Jean lui-même, techniciens, pompiers de service, décorateurs, ouvreuses, sur lesquels sont braqués, pour la première fois peut-être, les projecteurs et qui le méritent : soirée sauvée par l’intervention aussi audacieuse que discrète d’un électricien ou comptable au cœur de l’action quand un hold-up en coulisse vole la vedette au spectacle se déroulant sur la scène. Heureusement « l’inspecteur Vouillon, présent dans la salle, a commencé immédiatement l’enquête ».
Ce petit livre fourmille d’anecdotes et d’émotion. Et même si l’actuelle Scène conventionnée n’a plus grand-chose à voir avec le théâtre municipal de Monsieur Jean, il vous fera aimer le théâtre, tous les théâtres, et les passionnés qui le font vivre au quotidien.

9782374750521 - 50 pages - 5 euros une coédition Rhubarbe/Le théâtre-scène conventionnée d'Auxerre

dv

Amina Saïd, Dernier visage avant le noir

Si, comme l’annonce le titre, la tonalité de ce recueil est sombre ; si le noir envahira inéluctablement tout le tableau ; si l’heure est aux bilans, aux regrets, aux jamais plus ; si, en particulier, le pays perdu avec ses paysages, sa lumière, sa langue, ses aimés disparus hante la mémoire d’exil, c’est bien l’ardeur à vivre et aimer encore qui anime ces poèmes, comme si le noir, finalement, ren¬dait plus éclatant, plus lumineux, ce dernier visage.

"Sous la mer brûle un feu secret
Qui façonne des îles
Ephémères comme des poèmes"

 

 

82 pages, illustration de couverture d'Ahmed Ben Dhiab ; EAN 9782374750514 ; 12 euros

wl

Werner Lambersy, Les Convoyeurs attendent ; journal sauvage

Ce mur
je le côtoie chaque jour
on se connait
comme la mer la falaise

je ne sais ce qu'il défend
et empêche de voir

je sais
qu'il empêche de passer

J'écris dessus
c'est à cela qu'il me sert

 

9782374750507 ; 102 pages - 12,00 €

enm

Jacques-François Piquet, Ecrits en marge

Entre 2013 et 2018 j’ai publié chaque mois ou presque un texte inédit sur mon site Internet, dans une rubrique intitulée à juste titre Miscellanées puisqu’elle accueillait aussi bien des pages de livres en chantier que des extraits de mon Journal, des nouvelles, des poèmes ou encore des chroniques. C’était là manière, en des temps difficiles, de garder contact avec mes lecteurs, de leur dire « je suis là j’écris la vie continue ». Aujourd’hui, avec le recul et l’assentiment de mon éditeur, il m’a semblé intéressant de publier en recueil un florilège de ces « écrits en marge », comme j’aime à les nommer, justement pour la place qu’ils ont occupée pendant ces années de tourmente et de renaissance.

Ecrire quand l’écriture est impossible, comme on regarde, en temps d’éclipse, la couronne du soleil, aux marges du gouffre noir de l’absent. Ces flammèches, ces bulles qui éclatent, ces éruptions et tempêtes disent que le feu continue, que la lumière est toujours là. Il arrive même, dans ces Ecrits en marge, qu’elle danse.

Illustration de couverture : PARVATI : « Les mots », Stylo Bic et Acrylique sur papier, 15 x 20 cm, 2020

9782374750484 212 pags, 14,00 euros

 

ab

Bernard Ascal, L'Amateur de billes (nouvelles)

Nous ne sommes pas ici. Nous ne sommes pas maintenant, mais déjà dans le prolongement des temps qui courent et dans l’amorce d’une société nouvelle et d’une nouvelle moralité. C’est sur cette limite d’anticipation, ce loin-près que Bernard Ascal assoit toute l’étrangeté des nouvelles qu’il nous donne à lire. L’ordinaire de la vie est soudain affublé d’un coefficient d’âpreté, de brutalité, d’incongruité, de discordance, comme si l’Ange de la perversité, cher à Edgar Poe, était venu troubler l’équilibre traditionnel des humains et des choses. Ainsi le jour ne révèle-t-il d’autre projet que d’accomplir les cauchemars de la nuit.
Cependant, l’humour ne manque pas dans ce tableau. Il y a place pour un rire de fond, dans la mise en scène de situations cocasses, dans la maîtrise du farfelu et le jeu des exagérations et des extravagances. Sous un horizon qui porterait au désespoir métaphysique, le verbe du conteur ne défaille jamais. Le temps a beau être sombre, le plaisir reste entier.

Claude Louis-Combet, extrait de la préface

112 p, 13,00 euros

cn

Adeline Baldacchino, Le chat qui aimait la nuit, 13 contes cruels et doux (Illustrations de Gaël Cuin)

« C’est bien compliqué d’avoir faim », dit le lion. « C’est bien compliqué d’aimer », répondent en écho l’écureuil, le porc-épic ou le chat amoureux de la nuit. Qu’on ne s’inquiète pas trop, pourtant : si la méduse semble renoncer à son beau scaphandrier, les treize contes qu’on lira ici, sous la plume espiègle et mélancolique d’Adeline Baldacchino, superbement illustrés par Gaël Cuin, proclament haut et fort qu’à cœur aimant rien n’est impossible, qu’il suffit souvent de savoir rêver, fût-on chien, pour s’envoler avec les mouettes, qu’il suffit, surtout, d’abandonner la langue revêche des perroquets trop sûrs d’eux, pour celle, sans limite, de la poésie.

124 p. 15,00 euros

la belle etreinte

Jean-Pierre Cannet, la Belle étreinte (roman)

Muguette raconte l’épopée de sa famille, de la rencontre fabuleuse de ses parents jusqu’à Nanterre où les immeubles bâtis dans l’urgence remplaceront le bidonville ; de sa naissance et celle de son frère jumeau jusqu’à La belle étreinte qui unit leurs parents, amoureusement enlacés, debout alors qu’ils ne sont plus en vie.
Autour d’eux, le destin rassemble des personnages quasi-totémiques : Paco, l’anarchiste espagnol amoureux des grues, Youssef qui réécrit inlassablement la même lettre, madame Chance qui conjure le sort par ce nom qu’elle s’est choisi. De loin, les frères gitans d’Argenteuil portent bonheur comme une bonne étoile.
De l’appel de l’abbé Pierre à la traversée de la guerre d’Algérie, confronté au grand ressac de l’Histoire, le merveilleux se mêle au réel, à l’image de cette jument hissée chaque soir jusqu’au premier étage.

Après Le Grand labeur (prix Boccace en 2014), Jean-Pierre Cannet enchante à nouveau ses lecteurs. Son écriture envoûtante magnifie et remercie à chaque instant la vie, à l’instar de Thanks, l’Indien héros de ce roman.

SELECTION 2020-2021 DU PRIX LITTERAIRE DES LYCEENS ET APRRENTIS D'ILE-DE-FRANCE

13,00 €

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Sylvie Durbec, Autobiographies de la faim

Tous nous rêvons que ce qui arrivera sera meilleur que ce qui est arrivé déjà.

Ces Autobiographies de la faim tentent de raconter une histoire, celle d’une famille entre Marseille et Tunis, au moment où la Mère, dans sa chambre de la maison de retraite, approche de sa fin.

Mais comme le chemin, ton histoire n’a pas de vraie fin.

Et l’auteure de confesser, se mettant à distance du tu : Ce que tu aimes par-dessus tout, ici, sous ce ciel vide, c’est divaguer. Des bribes de pays anciens te reviennent, et des mots, vieux de plusieurs siècles. Toi-même tu as mille ans et c’est très bien comme ça. Mais on te tire par le manteau. Il y a une tâche à accomplir. Sans retard.

Alors, la raconter, cette histoire, jusqu’au bout impossible, en reliant deux mots qui se confondent à l’oreille et s’opposent violemment : la faim des commencements et la fin des fins. Tout autant qu’une histoire de vies, de corps, un père mort d’avoir trop mangé, une mère qui ne peut plus rien avaler, une fille qui balance entre nourritures blanches et rouges et choisit le vide, c’est une histoire d’écriture, entre prose et poésie, de construction du récit autobiographique avec ces nécessaires mensonges à laquelle on assiste, épousant les mille manières et détours qui nous servent à échapper à notre tâche du jour : mettre le mot fin à l’histoire de la faim. Pour cela, on cheminera dans la forêt du texte et ses images, comme cette robe d’enfant habillant un panneau de circulation. En s’empêchant de penser aux loups qui rôdent.

Sélection Prix des Découvreurs 2020-2021

9782374750392 ; 90 pages - 8,00 €

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à paraître

 
  Marilyse Leroux/Consuelo de Mont Marin, Les Zôs (fantaisie)
  Jean-Pol Stercq, l'oeil à facettes (photographies) avec des poèmes de Patricia Castex Menier & Werner Lambersy
   
  en 2021 : Marcelline Roux/Frédérique Germanaud, Christine Monot, Olivier Hervy, Gilles Verdet, Anna Jouy/Valérie Harkness, Emmanuelle Favier.........
 

 

 

 

 
 
Copyright © Editions Rhubarbe
Dernière modification : 26 février, 2021