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éditions Rhubarbe : 10, rue des Cassoirs- 89000 Auxerre

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la feuille de Rhubarbe n°10 NOUVEAU

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Viennent de paraître

 

Adeline Baldacchino, 13 poèmes composés le matin (pour traverser l'hiver) (poésie)

Il y a des hivers de l’âme et des brumes sans répit, des ombres qui passent entre le temps qui nous reste et la joie qui nous échappe.

Il y a des hivers de l’âme où tout croule dans le grand froid qui s’empare de nos rêves.

Il y a des hivers de l’âme et des petits matins sans fond qu’on traverse à coups de rames et les mots se muent en avirons de fortune, en barcasses pour Prométhée – le feu qu’on vole, le foie qu’on nous dévore, les grands vautours noirs qui tournent et puis nous qui construisons des nids pour nos mirages.

9782374750194 ; 67 pages couverture : "Tournant de l'hiver", Gérard Titus-Carmel (c) ADAPGP ; 8,00 euros

 

Marcelline Roux, Celles qui regardent, carnet des maisons (récit)

Tellement plus rassurant d’être deux autour du carnet, comme pour s’occuper d’une maison. J’ouvre mes pages à une femme peintre. Être deux bâtisseuses de feuillets, quand ce sont les hommes qui d’habitude creusent les fondations, deux maîtresses d’œuvres, ensemble dès la naissance de l’édifice, de cette œuvre à élever pierre après pierre. Deux femmes autour de ce qui n’existe pas encore.
Un trait noir, des espaces blancs : tout se tisse dans cette exploration où la couleur n’a pas encore sa place. (...) J’ai envie de visiter toutes les pièces de ces maisons gravées, voir les volumes, sans m’attacher aux origines, aux vies abandonnées, aux objets accumulés trahissant les hommes englués, renonçant, immobilisés par les peurs et les fausses compensations

Un journal de bord à quatre mains, tenu à l’occasion d’une recherche de nouvelle maison à habiter, faisant ainsi état des visites infructueuses, des faux espoirs. Mais bien plus est en jeu. Choisir une maison, anticiper la répartition et l’aménagement des pièces, c’est se rêver autre. C’est accepter de perdre, aussi.

9782374750200 ; 58 pages, illustrations couverture et intérieur (gravures) de francepol ; 9,00 euros

René Pons, Carnet du désert (fragments)

L’écriture fragmentaire, apparent chaos du coup par coup, place laissée au hasard, serait-elle la mieux à même de faire sentir les bas-fonds d’un esprit ? Infiniment mieux qu’un discours architecturé prétendant à l’analyse ? N’est-elle pas celle, grâce aux blancs qu’elle ménage, la plus apte à laisser le temps au lecteur, pour peu qu’il oublie ses habitudes de lecture cursive toute tendue vers un dénouement — ici on ne dénoue rien, ce serait plutôt l’inverse — de se recueillir, plutôt que de s’oublier ?

9782374750217 ; 200 pages ; 13,00 euros

k

Catriona Morrison, I kiss you ou l'hétéroglossie du bilinguisme (théâtre)

Ce monologue pour la scène pourrait bien tromper son monde. Car il y a deux femmes dans celle qui parle : l'une anglaise, ou plutôt écossaise, l'autre française. Et il n'est pas si facile de se parler, de se comprendre, de s'amuser ou de frémir des mêmes choses, selon que les mots, les expressions, qui vous viennent aux lèvres sont en anglais ou en français. Alors il arrive qu'on s'étonne de soi-même, et même qu'on en vienne aux mains pour vider la querelle. Avec humour, l'auteure bat en brèche l'idée que le bilinguisme serait une chance. Mais faut-il la croire quand elle prétend que c'est une maladie ? Après tout, c'est du théâtre.

 

EAN 9782374750156 ; 50 p. ; 5,50 €

b

Christiane Rolland Hasler, Chronique Bidon (nouvelles)

L’une de nous est de trop dans ce corps, se dit la narratrice de Chronique bidon, la première nouvelle de cet ouvrage, en s’apercevant dans la glace à l’occasion d’un passage d’aspirateur. Et le moins qu’on puisse dire est que l’usurpatrice (car c’est l’autre, bien entendu, l’étrangère) encombre ! Il faudra pourtant s’y faire, ça ne va pas s’arranger, glisse, perfide, le reflet. Ce bidon, ce sac de larmes, ce pare-chocs moelleux sur lequel tout rebondit, il va falloir l’ajouter à l’image de la jeune fille plutôt maigre et osseuse qui occupe toujours l’étage au-dessus, la tête. Après tout, un gros bide, c’est pratique pour y poser son bouquin.
Dans la deuxième nouvelle, Se casser la margoulette, c’est l’inverse. Cette fois, c’est la jeune fille qui tente un retour en force mais le résultat, la chute de l’histoire en atteste, n’est guère plus enviable.
Avec le sourire et un sens de l’autodérision qui fait mouche, Christiane Rolland Hasler met le doigt où ça fait mal. Et pas qu’aux femmes.

 

36 pages, 9782374750187 ; 5,00 euros

ve

Le voyage éperdu (récit) Christiane Baroche

Certains cherchent l’aventure au bout du monde, l’auteur, elle, l’a découverte avec délices, au bout de la rue... surtout quand ce n’était pas la bonne. Au mitan des années 50, se perdre en Catalogne, Corse, Bretagne ou Provence, avec l’aide involontaire d’un amoureux obnubilé par les cartes d’état-major, ouvre des fenêtres sur des paysages inattendus et offre des rencontres improbables. Christiane Baroche leur redonne vie avec humour, impertinence et même un soupçon de vindicte dans le choix des... disons des suites !
Conseil : afin de mieux déguster ces tribulations, installez-vous dans une Fiat 500 en panne de suspensions. Prêts ? Alors en route ! Au fait..., à gauche ou à droite ?

 

978-2-37475-0170 - 64 pages - 7,00 €

Hommage à Calder (poésie), Werner Lambersy

C’est la cinquième fois que Rhubarbe publie Werner Lambersy, après Achill island notebook et Erosion du silence (épuisés) puis Conversation à l’intérieur d’un mur et l’Assèchement du Zuiderzee. C’est dire si nous sommes sensible à la musique et au ton, tout à la fois grave et léger, du grand poète anversois qui a reçu le prestigieux Prix Mallarmé en 2015 pour son recueil La Perte du temps. Cet Hommage à Calder est une célébration de l’équilibre fragile qui nous fait danser dans le vide, malgré l’évidence des pesanteurs et les bourrasques qui font grincer nos rouages. Aimer, aimer encore et toujours ; des yeux et des mains, des lèvres qui embrassent et de celles qui disent le baiser. Y a-t-il d’autres fils qui nous tiennent ?

84 pages, couverture : gravure d'Elisabeth Gasquères, 8,00 euros

cc

Sang Fille, (nouvelle), Martine Roffinella

Les jours où il se souvient de sa fille c’est comme un rhumatisme qui revient (maudits jours de pluie). Elle pourrait lui pardonner car il est fou. Mais elle dresse une liste de ses violences du temps où sa tête à lui fonctionnait. Elle compte. Il compte aussi mais elle en moins. Il s’est retiré un enfant du ventre. Maintenant il n’a plus d’entrailles et il peut se prendre pour un créateur vierge dégagé de la vie engendrée. Il ne demande pas comment l’enfant vit cette coupure. Car selon lui quelle coupure ? La fille n’était pas lui ou alors si terriblement lui qu’il n’a plus jugé utile de la fréquenter.

 

 

 

couverture : encre de Sophie Brassart, Buisonnier

collection A part : 978-2-37475-0149 ; 52 p. ; 5 euros

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L'arbre et le béton ; de la nature des choses, des chses de la nature, (dialogue) Margo Ohayon/Michel Host

Une femme, un homme, s’écrivent et partagent leurs souvenirs, goûts et craintes au sujet de la nature. Celle qui disparaît sous les assauts du béton et du progrès autoproclamé. Très vite, on comprend qu’autre chose est en jeu. Ces deux-là se cherchent, se provoquent, piquent et s’esquivent, sous-entendent et digressent, tendant leurs filets, de paysages réels en représentations picturales ou évocations littéraires. Leur correspondance prend alors l’allure d’une danse de séduction ou d’un duel à fleurets mouchetés. C’est que la nature est vaste et réserve bien des surprises, de vipère en couleuvre et de Manet à Cranach l’Ancien. Sans oublier Gustave Courbet... Quand bien même chacun sait qu’à la fin, c’est elle qui gagne car c’est aussi cela, la nature des choses.

 

 

 


978-2-37475-0132, 110 p ; 12 euros

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Marilyse Leroux, Ancrés (poèmes), gravures de Danielle Péan Le Roux

Tout pèse et tire alentour
L’oeil peine à quadriller l’espace

Alors nous opposons quelques signes
au pouvoir de la nuit

Quelques paroles fichées en terre
pour le flux mouvant des ombres

Comme si seule comptait
notre présence dans le noir.

 

 

ISBN : 782374750125 ; 82 pages (dont 4 en quadrichromie). - 10 euros

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à paraître

Jean-Pierre Cannet, Malek Alloula, Erik Poulet-Reney, Jacques-François Piquet, Claude Pujade-Renaud, Joelle Cuvilliez, etc.

Katherine L. Battaiellie, Récit (petites proses)
  Franck Achard, De l'envol des baleines (poésie)
   

 

 
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Dernière modification : 25 novembre, 2017