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Malek Alloula

 

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10 ans de rhubarbe

(c) photo : Krzysztof Zielinski

 

bibliographie :

  • Villes (poèmes), couverture de Khadda, Souffles, Rabat, 1969.
  • Villes et autres lieux (poèmes),Alger Barzakh 2008, Christian Bourgois éditeur, Paris, 1979 (ISBN 2267001675).
  • Le Harem colonial, images d'un sous-érotisme (essai illustré de photographies), Slatkine éditeur, Genève/Paris, 1981 et Séguier, Paris, 2001 (ISBN 284049244X).
  • Rêveurs/Sépultures suivi de L'Exercice des sens (poèmes), Alger Barzakh 2008, Sindbad éditeur, Paris, 1982 (ISBN 2727400721).
  • Mesures du vent (poèmes), Alger Barzakh 2008,, Sindbad éditeur, Paris, 1984 (ISBN 2727400926).
  • Alger photographiée au XIXe siècle (Malek Alloula, Khemir Mounira et Elias Sanbat), Marval éditeur, Paris, 2001 (ISBN 2862343293).
  • Belles Algériennes de Geiser, costumes, parures et bijoux (L'Autre Regard par Malek Alloula, commentaires de Leyla Belkaid) Marval, Paris, 2001.
  • Les Festins de l'exil (essai), Éditions Françoise Truffaut, Paris, 2003 (ISBN 2951661428).
  • L'Accès au corps (poèmes), Éditions Horlieu, Lyon, 2003 (ISBN 2848400633) et 2005 (ISBN 2915048053).
  • Alger 1951, Un pays dans l'attente, photographies d'Étienne Sved, textes de Malek Alloula, Maïssa Bey, Benjamin Stora, Manosque, Le Bec en l'air et Alger, Barzakh, 2005 (ISBN 2916073000).
  • Approchant du seuil, ils dirent Paris, Al Manar,2009

Prose

  • "Mes enfances exotiques" (in Une enfance algérienne, Gallimard,Paris 1997)
  • Les festins de l'exil, Paris, Francoise Truffaut, 2005
  • "Le Cri de Tarzan, la nuit, dans un village oranais" (Barzakh,Alger, 2008)
  • Paysages d’un retour (photoroman), photographies de Pierre Clauss, Actes Sud, Arles, 2010.

Essais/livres illustrés

  • Le harem colonial. Images d'un sous-érotisme Paris Séguier 2004
  • Belles Algériennes de Geiser Paris, Marval,2001
  • Alger photographiée au XIX siècle Paris, Marval, 2001
  • L'infini du portrait Quelques notes sur le travail photographique d'Arnaud Maggs 1984
  • Lent mouvement vers la lumière.La peinture de Benanteur (Institut du monde arabe, Paris, 2003)
  • Les miroirs voilés. De Delacroix à Renoir (Institut du monde arabe, Paris, 2003)
  • ALGER 1951.Un pays dans l'attente. Photographies d'Etienne Sved.Manosque, Le Bec en l'Air, 2009
  • L'espace grand ouvert de Dalloul (Centre culturel Jacques Brel, Thionville, 2006)
  • Algérie Indépendance Photos de Marc Riboud Manosque, Le Bec en l'Air, 2009
  • Alger sous le ciel Photos de Kays Djilali Alger,Barzakh/Manosque, Le Bec en l'Air, 2013

 

Poète, nouvelliste et essayiste né à Oran, mort le 17 février 2015 à Berlin.

 

quelques extraits de presse pour mieux connaître Malek Alloula

Malek Alloula, poète et écrivain, est mort le 17 février à l’âge de 77 ans à Berlin où il se trouvait en résidence d’écriture. Autant dire en plein exercice d’une passion prenante et exigeante qu'il a entretenu et l'a entretenu durant toute sa vie. Il s’en va quelques jours seulement après le décès d’Assia Djebar, décédée le 6 février, dont il a été l’époux. Malek Alloula, était le frère du grand dramaturge Abdelkader, qui a été assassiné, en mars 1994. Poète raffiné, il n'hésitait pas à revendiquer ses origines paysannes.
Huffington Post

La poésie d’Alloula se signale à l’attention par son écriture élégante, riche en métaphores et en symboles. Celle-ci a pour thèmes la ville, la beauté des paysages, les corps de femmes. Né dans l’Algérie profonde, « en pleine paysannerie » aimait ajouter le défunt, Malek Alloula est essentiellement un poète de la ruralité, qui a vu la fibre paysanne forger sa sensibilité. L'homme puisait aussi son inspiration dans les heurs et malheurs des petites gens
RFI

Malek était un excellent connaisseur de la langue française, un poète qui a enrichi et embelli cette langue (…) Il écrivait peu, mais chacun de ses textes est ciselé comme un diamant. C'était un artisan des mots, un magicien, car il avait l'art de trouver la juste place à chaque mot, ce qui produisait un effet troublant tant la musicalité était parfaite. (…) Malek Alloula fréquentait les poètes soufis comme Ibn Arabî et Al-Hallaj tout en lisant Hölderlin et Paul Celan. Son regard sur le monde était juste, c'est-à-dire totalement désespéré.
Tahar Ben Jelloun, Le Point

On vous présente, à juste raison, comme une «figure discrète et essentielle» de la littérature algérienne. Vous y reconnaissez-vous et, si c'est le cas, pensez-vous que pour écrire heureux, il faut écrire caché ?
Le côté furtif, clandestin, de l’écriture me trouble fortement. L’image du fouissement m’excite en même temps. Nous sommes, me semble-t-il, dans le domaine d’une intimité inviolable, inconnaissable. D’où vient, en poésie, ce pouvoir de l’écriture à créer le vide, à raréfier l’air autour de doigts qui pianotent sur un clavier ou s’agitent autour d’une feuille malmenée ? Il me semble que, pris dans les rets de son écriture, le poète, essentiellement lui, vit dans une sorte de «second life» non virtuelle. La méritoire discrétion que vous voulez bien me reconnaître, croyez bien qu’elle n’est pas l’effet d’une quelconque timidité paralysante ou d’une maladive introversion – loin de là. Elle serait paradoxalement, cette discrétion, le signe évident de la conscience d’un écart entre le poète dans et hors de son texte. C’est, je pense, une position de retrait respectueux qui invalide toute velléité d’ostentation.
Le poète - parce qu’il sait depuis Rimbaud que «la main à plume vaut bien la main à charrue» -, le poète donc se tient à sa place, décalé. C’est un homme de mots, mais de mots silencieux, rares. Cette discrétion dans la présence est éminemment caractéristique des poètes et a été souvent relevée. Je n’ai pas l’exclusivité du comportement. Quant au dire poétique, comment ne pas être sensible à sa fragilité, à sa ténuité vibratile ? Comment ne pas retrouver, dans certains et nombreux vers de l’universelle poésie, les échos de tant d’indubitables, irrépressibles frissons de vie ?
Entretien avec Bachir Aggour (Le Soir d’Algérie)

 

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Dernière modification : 04 mai 2015